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Voici un nouveau mix impressionnant réalisé par BallisLife présentant des highlights de John Wall, probable #1 de la draft 2010. Pour son premier match avec les Kentucky Wildcats, le jeune meneur de jeu a marqué un panier au buzzer pour battre l’Université de Miami. Wall, qu’on compare déjà à Derrick Rose, possède des capacités athlétiques hors du commun, et même si son shoot pourrait être amélioré, il reste l’un des meilleurs joueurs du pays à ce jour. Dommage que le meilleur joueur des Nets soit déjà un point guard…
Voici l’un de mes joueurs préférés, qui s’apprête à jouer une saison prometteuse avec la jeune équipe des Thunders. Selon moi ils pourraient en surprendre plus d’un et même si le banc reste faible, les bases sont très solides avec Durant, Green et Westbrooke (un futur all-star celui là), l’addition du rookie James Harden, et l’expérience de Nened Krstic et du défenseur Sepholosha. Je leur en veux quand même un chouilla de ne pas avoir sélectionné Ricky Rubio… Life… En tout cas Dime Magazine propose une très belle couverture avec Kevin Durant, futur All Star et rappeur occasionnel (voir la vidéo ci-dessous), en featuring!
- "It’s just god disguised as Michael Jordan" (C’est juste Dieu déguisé en Michael Jordan) - Larry Bird après que MJ ait marqué 63 pts contre les Celtics
- "Michael Jordan is just the best ever" - Jerry West
- "I used to think that Michael Jordan was the Babe Ruth of basketball. I have now come to believe that Babre Ruth was the Michael Jordan of baseball." (J’ai toujours pensé que MJ était le Babe Ruth du basketball. Maintenant j’ai réalisé que c’est Babe Ruth qui est le Michael Jordan du baseball) - Jerry Reisnford le propriétaire des Bulls
- "There’s Michael Jordan, and then there’s the rest of us" (Il y a Michael Jordan, puis il y a tous les autres) - Magic Johnson
- "Guarding Jordan is like a nightmare. I have dreams about it especially when the tongue comes out." (Défendre sur Jordan c’est un cauchemar. J’en ai rêvé plusieurs fois, spécialement de la langue qui sort) - Graig Helo
- "You don’t hesitate with Michael or you’ll end up on some poster in a gift shop someplace" (Tu ne dois pas hésiter avec Michel ou tu finis sur un poster dans un magasin quelquepart) - Felton Spencer
- "We wish Jordan were seven feet, but he isn’t. There just wasn’t a center available. What can you do? Jordan isn’t going to turn this franchise around. I wouldn’t ask him to. He’s a very good offensive player, but not an overpowering offensive player." (Nous aurions shouhaité que Jordan fasse 2m10, mais ce n’est pas le cas. Il n y avait pas de pivot disponible, qu’est ce qu’on peut y faire? Jordan ne va pas changer le cours de cette franchise. Je ne demanderai pas ça de lui. C’est un très bon joueur offensif, mais ce n’est pas un joueur dominant.) - Rod Thorn, le GM des Bulls après avoir sélectionné Jordan avec le 3ème pick de la draft
- "When Michael is hot, to say he is unbelievable is an understatement." (Quand Michael est chaud, dire qu’il est incroyable est un euphémisme) - Dominique Wilkins
- "You ain’t got no chance while his playing; He overtakes people with his mind. He’s not out there playing basketball with his skill and his god-given talent. He’s playing wiht his mind." (Tu n’as aucune chance quand tu joues contre lui; Il domine les gens avec sa volonté. Il ne joue pas avec ses skills et son talent divin, il joue avec sa volonté.) - Stephon Marbury
- "You just go out there and pray that he misses" (Tu dois juste prier pour qu’il loupe) - Ron Mercer
- "Michael Jordan is the best who will ever play this game" (Michael Jordan est le meilleur qui aura joué au basket) - Bob Knight
- "The Beatles AND Elvis are back" - Larry Brown sur le retour de Jordan en finale en 1995
- "Mr Jordan, how does it feel to be god?" (M. Jordan qu’est ce que ça fait d’être Dieu?) - Un journaliste Japonais lors d’une conférence de presse à Barcelone en 92
- "If I were charged with introducing an alien life form to the epitome of human potential, creativity, perseverance and spirit, I would introduce that Alien life form to Michael Jordan." (Si j’étais chargé de présenter à une forme d’Alien, le summum de l’humanité, en terme de potentiel, créativité, persévérance et volonté, je présenterai Michael Jordan) - Le sociologue Harry Edwards
- "You don’t stop Michael Jordan. That’s impossible. All you try to do is contain Michael Jordan" (Tu n’arrêtes pas Michael Jordan. C’est impossilbe. Tout ce que tu essayes de faire c’est contenir Michael Jordan) - John Starks
Dès le début du documentaire, McGrady apparaît comme un voyageur nerveux. Il a peur des avions qui le transportent d’Europe au Chad. Il a peur de manger la nourriture dans son hôtel de luxe à N’Djamena. Il a peur de visiter la ville en Range Rover en compagnie de l’ambassadeur du Chad.
"Dans quoi est ce que je me suis embarqué?" Ce demande t-il.
Au fil du documentaire, McGracdy s’adapte à la réalité du terrain. Conseillé et accompagné par Prendergast et un activiste Soudanais des droits de l’homme: Omer Imsail, il montre un désire sincère de mieux comprendre la situation, et pose des questions intelligentes. Si les Janjaweed sont une si petite minorité, comment parviennent-ils à exercer une telle violence sur les minorités bien plus importantes?
Quand McGrady arrive au camp de réfugiés Kou Kou, Prendergast recommande de directement faire un tour dans le camp, plutôt que de sortir de la jeep au milieu de tout le monde et de devenir le centre d’attention. McGrady suit le conseil mais c’est difficile pour une personne de 2.03, portant un jersey blanc, d’échapper à l’attention des enfants du camp.
En regardant les enfants jouer au foot sur un terrain couvert de saleté, le premier geste de McGrady c’est de donner 1000$ pour construire un terrain plus adéquate avec des vrais filets. McGrady demande ensuite combien cela coûterait de construire une piscine, avant qu’Ismail lui explique qu’un tel cadeau serait perçu comme extravagant, dans un endroit ou les personnes on tant besoin de nourriture et d’un toit pour survivre.
C’est une leçon que McGrady prend vite à coeur. Il s’assoit sous un arbre avec une réfugiée Tchadienne appelée Ashta et écoute son histoire. Une fois qu’elle a fini, McGrady demande simplement:" Comment un Américain de tout les jours peut-il l’aider?" La réponse: de la sécurité et des écoles.
Alors que McGrady s’enfonce dans la région, et les histoires de massacres deviennent de plus en plus grotesques, ses observations se transforment en préoccupations et en compassions. C’est cette réalité qui est devenu le moteur principal de McGrady, qui portera le numéro 3 cette saison, pour soutenir son documentaire et les réfugiés qu’il a rencontré au Darfour.
Stephen Curry s’entraine comme un acharné avec un son nouveau "trainer", qui le fait courir sprint après sprint, dribbler en avant et en arrière, sprinter les 3/4 du terrain et réussir dix 3 points (distance NBA) d’affilés. Si tu rates, tu recommences tout évidemment.
"C’est ce que ça prend. Il faut arriver au training camp au meilleur de ta forme, et non pas s’en servir pour se remettre en forme." Explique le nouveau joueur des Warriors.
Curry, qui mesure maintenant 1,91m, ressemble de plus en plus à quelqu’un qui a passé beaucoup de temps à la salle de muscu. Il parle avec une grande confiance de marquer 20 points par match en tant que Rookie. Lui qui vient de signer un contrat avec Nike, explique d’ailleurs qu’il vise le titre de Rookie of the Year. Mais il est aussi nerveux de quitter sa maison.
Curry a 21 ans. Il a habité à Charlotte toute sa vie. Il est allé au collège Davidson, juste à quelques minutes de chez Papa Maman. Dans quelques semaines, il débutera le training camp des Warriors à Oakland, à 5 heures de vol de Charlotte, et il emménagera dans un condo de 3 chambres à 5 minutes de son nouveau terrain.
"C’est étrange de quitter la région. Je serai un peu nerveux d’être loin comme ça, mais je serai tellement pris par le basket que ça ne devrait pas avoir d’importance."
Tim James s’excusa d’être arrivé en retard. Une dure journée au travail, expliqua l’ancien premier pick des Heat en 1999. Des véhicules sont tombés en panne, les problèmes se sont entassés et il a pris du retard.
" Ça arrive," James nous raconte. "Même ici."
Même au front de la guerre en Irak.
Ancien joueur NBA qui s’est souvent posé des questions sur sa vocation, Tim James est désormais un soldat pour l’armée Américaine, une transformation que même ses amis les plus proches n’avaient pas vu venir.
"J’ai obtenu mon diplôme, vécu la vie que j’ai toujours voulu vivre, obtenu ma liberté, et je suis devenu un athlète pro. Je suis l’exemple du rêve Américain".
James est au Camp Speicher, la base imposante proche de Tikrit, 130 kom au nord de Baghdad, à côté de la ville natale de Sadam Hussein, là où les rebelles constituent encore une forte menace.
Pour Miami Norhwestern Highschool, Miami Hurricanes, 3 clubs NBA et des clubs étrangers, il était l’ailier Tim James. Pour l’armée il est Spc. Tim James des forces armées ODIN - raccourci pour Observer, Detecter, Identifier et Neutraliser.
Adieu les longs vols en jets privés, les gros chèques à la fin du mois et les nuits au Ritz. Désormais pour James ce sont les après-midi à 45 degrés, les 12 heures de travail par jour, un salaire mensuel de 2 600$ et l’utilisation des calibres 50.
Beaucoup de bons joueurs, mais un seul véritable All-Star
Depuis le début du Printemps 2009, tout le monde voyait la draft comme un one-man show. Les scouts ont quitté la Summer League à Las Vegas en gardant cette impression intacte. Cette Summer League a bel et bien appartenu à Blake Griffin. Ses 19.2 points et 10.8 rebonds ont impressionné. D’autres joueurs ont proposé une ligne de stats intéressante, mais aucun d’entre eux n’a généré un enthousiasme aussi important que Blake Griffin.
"Ce n’est pas seulement son ‘work-ethic’ et sa compétitivité. C’est aussi son équilibre, ses capacités athlétiques, le contrôle qu’il a sur son corps. Les choses qu’il ne sait pas faire? Ça sera réglé dans très peu de temps", explique un scout présent à Las Vegas.
Quand on leur demanda combien de rookies deviendraient All-Stars, les répondants ont donné un vote unique à Griffin, à l’exception de quelques voix allant dans la direction de Tyreke Evans. Malgré le peu d’attente placé dans cette classe 2009, beaucoup de scouts étaient surpris de constater qu’il y avait de nombreux talents solides lors de la Summer League. Bien qu’il n y ai pas de consensus, James Harden, Austin Daye, Wayne Ellington, Jonny Flynn, Dejuan Blair et Earl Clark ont tous été mentionnés comme des contributeurs, ou des futurs "seconde" ou "troisième option". Cependant les conversations de superstar potentielle tournaient exclusivement autour de Griffin.
Anthony Randolph va surprendre
Bien que la compétition ne soit pas comparable avec la NBA, l’ailier de 20 ans des Warriors semblait trop bon pour la Summer League. Randolph est arrivé dans la ligue présentant une palette de nombreux talents différents, mais il est passé du statut de simple curiosité à celui d’un crack. Durant la Summer League Randolph a montré une excellente vision du jeu, il a couru, fait d’excellentes passes, des contres, il a su provoquer des fautes, et était capable de rentrer ses shoots à mi-distance. En 4 matchs il a marqué en moyenne 26.8 points (meilleur de la summer league), avec un pourcentage de 60.9. Mais la Summer League c’est plus que les stats pour Randolph. Il y a un moment où un joueur est capable de regrouper et d’utiliser tout ses différents talents à la fois, de façon efficace, afin de passer au niveau supérieur. Ce moment semble être arrivé pour Randolph.
La crise économique
Il y a une salle, derrière le stade Cox Pavillon, où les coachs Européens, les General Managers et les scouts parlent business durant les matchs. La NBA utilise la Summer League pour présenter ses futures stars, mais le vrai business à Las Vegas est effectué par ces gens là, en plus des agents qui tentent d’obtenir à leurs joueurs (souvent les moins connus) des jobs de l’autre côté de l’Atlantique. Bien qu’il n y ai pas de nuage noir visible au dessus de la salle, l’anxiété était palpable. Ces personnes avaient beaucoup de raisons d’être stressées. Les clubs de basket sont en difficultés partout dans le monde, mais en particulier en Europe. Après des années d’augmentation de salaires et de profits, le marché est en train de s’effrondrer. "J’ai dit à tous mes clients Européens de s’attendre en moyenne à une baisse des salaires de 30 à 40%" a dit un agent Européen. "C’est définitivement un marché d’acheteur." Cette dynamique met de la pression sur tout le monde — les joueurs qui vont subir une baisse de salaire, les agents qui sont terrifiés à l’idée d’annoncer cette nouvelle à leurs clients, de peur d’être renvoyés, et les équipes qui n’ont pas encore rempli leurs effectifs à cause de problèmes financiers. Le résultat est une impasse entre les joueurs et les clubs, et quelques équipes sur le point de faire faillite.
La situation financière en NBA
La NBA souffre aussi de ses propres réglementations financières. Lors de sa conférence presse, le commissionnaire David Stern a déclaré que moins de la moitié des franchises NBA étaient profitables la saison dernière. Les ventes de tickets, les sponsors, et les contrats TV sont tous en baisse. Avec le "salary cap" et la "luxury tax" en baisse, les équipes doivent revoir leurs agendas. Ceci concerne tout le monde: les propriétaires, les free-agents, leurs agents et tous les autres joueurs non-draftés ou en fin de contrats. Pour économiser de l’argent, une équipe qui possèderait normalement un effectif de 15 joueurs, va réduire ce nombre à 13, ce qui signifie qu’il y a une baisse d’emplois. Et des joueurs qui pensaient signer des contrats juteux, sur plusieurs années, se rendent compte qu’il y a moins d’équipes prêtes à les signer.
Une classe de point-guards impressionnante
Plusieurs point-guards venus à Las Vegas ont fait bonne impression. Jonny Flynn, malgré toute la polémique concernant Ricky Rubio, a été impressionnant. Bien que de nombreuses personnes à Vegas se posaient des questions concernant les capacités de Tiyeke Evans à jouer meneur de jeu sur le long terme, personne ne doutait que sa taille, sa force et sa capacité à pénétrer, ferait de lui un formidable scoreur. D’autres ont émis des réserves sur Brandon Jennings et Stephen Curry, le premier pour le manque de fluidité dans son shoot, le second pour être plus un scoreur qu’un meneur. Certains picks de milieu de draft ont réellement impressionnés. Le joueur de Dallas, Roddy Beaubois, était champion pour les ‘oohs’ et ‘aahs’, se faufilant dans la raquette, et marquant avec facilité derrière la ligne à 3 points. De tous les meneurs présents à Las Vegas la semaine dernière, Darrren Collison faisait parti de ceux les plus développés avant de devoir arrêter à cause d’une blessure à la cheville. Après avoir commencé la Summer League avec un 1-15 aux shoots, Ty Lawson s’est repris en effectuant 3 performances impressionnantes et en marquant 23.7 points durant cette période. Lawson est ce genre de meneur qui a besoin d’être entouré de scoreurs pour exceller. Il aura ça à Denver.
La mort du jeu dos au panier
"Dites moi un gars ici qui peut marquer en faisant bras roulé par dessus son épaule gauche," demanda un GM. "Je ne peux pas en nommer un." Que ce soit le changement des règles, implémentées il y a quelques années, ou bien les équipes de collège qui adoptent le style Mike D’Antoni, la grande majorité des jeunes intérieurs qui étaient à Las Vegas jouent face au panier, légèrement en dehors de la raquette: Anthony Randolph, Earl Clark, James Jonhson, Taj Gibson, Dante Cunningham, Dajuan Summers, Austin Daye et même Blake Griffin. Est ce une tendance éphémère ou bien est ce que les choses redeviendront normales? "Si j’étais un intérieur, sur le point d’entrer à l’université, je développerai un jeu dos au panier," ce GM explique. Les implications: À un certain moment, cette capacité deviendra très utile, et il sera impossible de défendre ce joueur.
Il est assez difficile de comprendre toutes les subtilités des règles salariales NBA. C’est un sacré foutoir pour être honnête, mais je vais quand même tenter d’expliquer la situation à Toronto:
- Chaque équipe ne doit pas dépasser le Salary Cap qui est à peu près 58 Millions de dollars cette année.
- La seule possibilité de dépasser le cap c’est en re-signant ses propres joueurs ou en les échangeant contre d’autres joueurs.
- Dans ce dernier cas, si l’équipe dépasse le cap, elle obtient des exceptions qui lui permettent de signer des nouveaux joueurs (free agents) durant l’été (le MLE: 6 Millions, le LLE: 2.5 Millions)
- Concentrons nous maintenant sur le cas de Toronto: Les Raptors ont à peu près 12 Millions de dollars disponibles (ils utilisent pour l’instant 46 Millions du cap). Si le GM Bryan Colangelo avait décidé de re-signer Shawn Marion, il aurait été autorisé a dépasser le cap et aurait ainsi obtenu les exceptions afin de signer d’autres joueurs de qualité tout en ayant la possibilité de re-signer ses propres free-agents (Parker, Delfino, Pops Mensah-Bonsu). Il aurait donc obtenu: Shawn Marion, Carlos Delfino, Anthony Parker, Pops Mensah-Bonsu, le MLE et le LLE.
- Sachant cela, Shawn Marion et son agent Dan Fegan ont décidé de faire attendre Colangelo et d’essayer d’obtenir le contrat le plus important possible.
- Colangelo les a donc envoyé ***** et a décidé de poursuivre une stratégie aggressive en proposant un contrat de 5 ans et 53 millions de dollars à Hedo Turkoglu, soit 10 millions de dollars par saison.
- Puisqu’il signe un free-agent d’une autre équipe (et non pas son propre joueur), Colangelo doit utiliser le cap, et donc la quasi-totalité de l’argent disponible. Afin d’obtenir l’argent nécessaire pour signer Turkoglu (sans dépasser le cap, puisque c’est interdit lorsqu’on signe un free-agent), il doit renoncer à signer ses propres free-agents (Parker, Delfino et Pops), et ne dépassant pas le cap il ne peut pas obtenir les exceptions lui permettant de signer d’autres joueurs (le MLE et le LLE). Les Raptors se seraient retrouvés avec 1.5 Millions restant pour signer 3 ou 4 joueurs à un salaire minimum. Bien que le 5 majeur des Raptors soit très solide (Jose Calderon/Demar Derozan/Hedo Turkoglu/Chris Bosh/Andrea Bargnani), le banc aurait été le talon d’achille de cette équipe (Roko Ukic/Marcus Banks/Reggie Evans/Kris Humphries/ et des joueurs au salaire minimum). Colangelo, en faisant cet échange, handicape les Raptors, et même s’il a rajouté un joueur plus talentueux que Marion, il aurait anéanti le banc de l’équipe. En effet à la place de Marion, Delfino, Parker, Pops, le MLE, et le LLE, les Raptors auraient seulement pu signer Turkoglu. Le banc aurait été composé de 2 power forwards (Kris Humphries, et Reggie Evans) et aucun Shooting Guards!! (d’où ma note de 5/10 concernant les Raptors)
——— 3 coups de baguettes magiques plus tard ———
- Selon ESPN et Yahoo Sports:
"Les Raptors ont lancé un deal exceptionnel entre 4 équipes, en échangeant le futur free-agent Shawn Marion et le remplaçant Kris Humphries contre 2 ailiers remplaçants. Encore plus important, Toronto a réussi à conserver le MLE et le LLE, que l’équipe avait semble t-il sacrifié en signant Hedo Turkoglu. Le deal, selon plusieurs sources, permettrait d’envoyer Marion, avec un nouveau contrat, et Humphries à Dallas en échange des ailiers Devean George et Antoine Wright. Memphis, la troisième équipe dans le deal, recevrait Jerry Stackhouse (qui sera alors renvoyé) + 2 millions cash des Mavericks (pour payer le rachat du contrat de Stackhouse). Memphis enverrait Greg Buckner aux Mavs. Les Raptors obtiendraient Turkoglu dans un sign and trade avec les Magic en échange du TPE (clause d’exemption)."
Il est vraiment plus simple de résumer tout ça par "3 coups de baguettes magiques". En gros ce que Colangelo a fait c’est: re-signer Marion (et donc dépasser le cap, et conserver le MLE et LLE, et ses free-agents) et de l’échanger à Dallas, dans un deal avec 4 équipes. La clé c’est qu’il a pu persuader les Magic de signer Turkoglu et de l’échanger aux Raptors, ce qui permet de l’obtenir en dépassant le cap, contrairement à signer directement le joueur en tant que free-agent.
Un deal de cet ampleur est des plus compliqués (c’est un enfer dès qu’il y a plus de 2 équipes impliquées) et il a fallu un talent incroyable de négociateur pour faire participer Orlando (qui n’avait pas vraiment d’intérêt à aider les Raptors), et Memphis (qui ne gagne quasiment rien au final).
En conclusion, Colangelo est passé tout prêt de signer Turkoglu et de renoncer à Delfino, Pops, Parker, le MLE, le LLE et d’être forcé de se débarasser du contrat important de Humphries pour un ailier remplaçant. À la place il obtient Turkoglu, Delfino, Pops, le MLE (peut-être Linas Kleiza, Nate Robinson ou Jarret Jack), le LLE (probablement Rasho Nesterovic), et il s’est débarassé du contrat de Humprhies (bravo!!) pour 2 ailiers remplaçants (Antoine Wirght et Devan George) dont les contrats se terminent dans 1 an, ce qui va lui donner beaucoup plus de flexibilité en 2010. Les Raptors figurent désormais parmis les meilleures équipes à l’Est et Bosh a toute les raisons de prolonger son contrat en 2010.
Bryan Colangelo est véritablement le MVP de cet été.
On dit souvent que pour certaines équipes c’est maintenant ou jamais. Pour les Celtics c’est vraiment maintenant, maintenant et maintenant…ou jamais! Tous ces joueurs veulent gagner et tous les ingrédients sont réunis pour un retour aux finales. ‘Sheed va s’intégrer parfaitement au caractère "bad boy" des Celtics et il constitue la solution dans le cas d’une éventuelle blessure/perte de régime de Kevin Garnett. Avec cet ajout les Celtics font partis des grands favoris de la saison 09/10. Trois mots: Must Win Now.
Note: 8/10
- Cleveland: Acquiert Shaquille O’Neal
Cleveland n’arrive toujours pas à trouver un joueur qui va épauler LBJ dans les années à suivre. Ces années sont censées être l’épopée du Roi, et pourtant ce sont les autres contenders (Magic, Boston, San Antonio et Los Angeles) qui se renforcent significativement. Trevor Ariza, Ron Artest, Vince Carter, Richard Jefferson, Rasheed Wallance et Charlie Villanueva ont changé d’équipes sans passer par la case Cavaliers. Avec Shaq, Cleveland s’est renforcé, mais reste entièrement dépendant des performances de LBJ face à une bonne équipe défensive. Shaq, s’il parvient à rester en forme jusqu’aux playoffs, reste à son age un pivot qui peut marquer 15 points et prendre 8 rebonds. Il leurs manque ce Scottie Pippen qui peut enlever de la pression à Lebron lors des moments chauds. Il sera cependant intéressant de voir si après avoir permis à Kobe et à DWade de gagner un titre NBA, Big Diesel va mener Lebron James au graal? Et dans un autre style, est ce que Lebron James, véritable trou noir médiatique, va pouvoir partager les spotlights avec Shaquille "larger then life" O’neal?
Note: 6/10
- Detroit: Acquiert Charlie Villanueva et Ben Gordon
À quoi joue Joe Dumars? Il y avait toujours un plan derrière les choix de Dumars et il y a eu un titre derrière son génie. Pourtant depuis un an ses décisions sont (très) questionnables. Après le fiasco Iverson (pour Billups), Dumars signe 2 joueurs qui ne pourraient pas défendre Jerome Moiso, même si leur vie en dépendait. Certes le talent offensif est là, mais c’est de l’autre côté du terrain que les choses vont commencer à craindre pour les Pistons
Note: 5/10
- Los Angeles: Acquiert Ron Artest
Je préfère Trevor Ariza à Ron Artest en tant que joueur. Mais à l’heure où les grosses écuries sont en train de se renforcer (Boston, Cleveland, Orlando, San Antonio), les Lakers ont joué leurs cartes. Ron Artest sera le nouveau Lakers, et s’il n y a pas de pétage de plomb à La-La Land, les champions NBA auront une équipe effrayante et meilleure que cette année pour la saison 09/10. Il est clair que Kobe et Ron Artest ne sont pas les meilleurs amis du monde. D’ailleurs "mettre le nom d’un joueur NBA ici" et Ron Artest ne sont pas les meilleurs amis du monde non plus, mais Phil Jackson est un expert en cas sociaux (Rodman) et en gestion de joueurs rivaux (Kobe et Shaq soit disant).
Note: 7/10
- Orlando: Acquiert Vince Carter
Véritable coup de tonnerre, Carter retourne en Floride et vient aider les finalistes 2009 à remporter le titre. En décidant de ne pas resigner Hedo Turkoglu (qui vraissemblablement va demander plus d’argent que ce qu’il ne vaut réellement), les Magic font le bon coup de l’été, en accueillant M. ex-Air Canada. La situation est parfaite pour Carter qui retourne chez lui, et qui va aider un "contender" à remporter le titre. La motivation est là, et il ne sera pas demandé à Vince d’être l’option offensive #1, ce qui ne lui a jamais vraiment réussi. Le seul bémole de ce transfert pour Orlando c’est le départ de Courtney Lee, jeune joueur prometteur qui est parti pour effectuer une belle carrière NBA.
Note: 7/10
- San Antonio: Acquiert Richard Jefferson, Dejuan Blair (draft) et Glen Davis
Le front-office des Spurs devrait remporter un oscar sportif. Peu importe la manière, ils parviennent toujours à obtenir des joueurs de qualité là où on ne les attends pas. Ce n’est pas un hasard si les Spurs figurent parmis les équipes de ligue sportives Nord-Américaines les plus performantes de la décennie. Le premier coup de génie/chance c’est d’avoir pu drafter Dejuan Blair, un guerrier prêt à contribuer immédiatement, avec le 37ème pick. Blair était censé être sélectionné dans le top 20 de la draft. Les choses deviennent encore plus intéressantes avec la signature de Glen Davis et l’arrivée de Richard Jefferson. Il est difficile de juger l’impact de Jefferson sur les Spurs. Il vaut parfois mieux avoir des joueurs spécialisés et construire une véritable équipe (à l’image de Barcelone au foot) que de signer des bons joueurs, doués offensivement mais qui apportent moins au collectif de l’équipe (à l’image du Real de Madrid). Jason Richardson n’a pas eu un impact important pour les Suns, qui regrettent probablement d’avoir laissé filer 2 joueurs moins talentueux mais tout aussi important avec Boris Diaw et Raja Bell. Cependant Jefferson est un jeune joueur de qualité et s’il arrive à éviter les blessures il peut vraiment faire la différence pour cette équipe. Ce qui est sur c’est qu’avec Ginobili, Finley et Jefferson les Spurs ont 3 ailiers talentueux, et au moins un d’entre eux devrait être disponible et en pleine forme pour les playoffs.
Note: 9/10
- Toronto: Acquiert Hedo Turkoglu et Demar Derozan (draft)
Ça aurait pu être un excellent ajout pour les Raptors… si ça ne les obligeait pas à renoncer à tous leurs autres joueurs. Signer Turkoglu signifie qu’il faille oublier Shawn Marion, Anthony Parker, Carlos Delfino et Pops Mensah Bonsu. De plus en ne resignant pas Shawn Marion les Raptors n’auront pas le MLE et le LLE, qui leur aurait permis de signer 2 bons jouers comme Kleiza ou Matt Barnes. Le 5 majeur des Raptors devient l’un des plus solides de la NBA (Bargnani/Bosh/Turkoglu/Derozan/Calderon) bien que peu athlétique, mais le banc est désormais source de problèmes. Est ce que le GM Colangelo va pouvoir compléter cette équipe avec le peu d’argent restant? En revanche, côté draft Toronto a pu sélectionner un joueur qui va très bien compléter l’effectif: Demar Derozan dont certains affirment déjà qu’il est la réincarnation de Vince Carter ‘98 (des capacités athlétiques hors du commun, une attitude ‘lay back’ et un visage qui nous rappelle Vinsanity, facilite une telle comparaison). Derozan a toute les qualités pour devenir une future superstar, et il présente l’un des potentiels les plus élevés de la draft. Avec un gros vide au poste de Shooting Guard, les Raptors ont effectué l’une des belles affaires de cette draft 2009.
Note: 5/10 (il faudra attendre de voir comment Colangelo complète l’effectif)
- Washington: Acquiert Randy Foye et Mike Miller
Dans une draft réputée comme pauvre en talent (en dehors des 3 premiers picks) les Wizards ont échangé le pick #5 pour Randy Foye et Mike Miller. Le problème c’est que le #5 de la draft s’est avéré être Ricky freakin’ Rubio!! Contre toute attente ce deal s’est retourné contre les Wizards qui seront passés à côté de la légende Rubio. Ils ne pouvaient pas savoir que le prodige espagnol tomberait aussi bas, mais quel choc pour les fans, qui auraient pu voir arriver à Washington un véritable magicien de la balle orange. Les Wizards auront néanmoins une équipe très complète cette année avec le trio Arenas/Butler/Jamison, des bons "role players" comme Stevenson, Foye, Miller et Young et le nouvel entraineur Flip Saunders. Pas assez cependant pour rivaliser avec Boston, Orlando et Cleveland.
En tant que fan de NBA en France j’ai toujours porté un grand intérêt pour les stats des joueurs. Puisque Canal + ne proposait qu’un match NBA par semaine… à 3h du mat… et que je n’avais pas Canal +, il fallait combler ce manque d’une autre manière. Les magazines, Internet, les résultats, la fiche de match, étaient le seul moyen pour moi de suivre la NBA à l’époque.
Synergy Sports, une entreprise d’analyses statistiques dans le domaine sportif, propose un nouveau système d’analyse des données, qui s’éloigne du traditionnel points/assists/rebonds dont la pertinence est à mon goût surestimé. Cette analyse des données ressemble fortement à un système de Business Intelligence. Chaque action des joueurs et du match sont saisies dans la base de données, puis analysées sous différentes perspectives, afin d’obtenir une vision plus complète de l’impact d’un joueur sur le match. Le "Statistic Junky" qui est en moi ne peut que se régaler de cette nouvelle approche d’analyser le jeu. Je pense que les managers et les dirigeants des équipes apprécient aussi ces nouvelles données, eux qui vont dans quelques heures sélectionner prendre des décisions importantes lors de la draft 2009.
Voici quelques stats proposées par Synergy Sports sur certains joueurs de la draft:
- Stephen Curry:
- 27% des actions offensives de Curry, sont des isolations, plus que n’importe quelle autre catégorie. Deron Williams est l’un des rares meneurs NBA qui partage cette stats. Curry marque 0.95 points par isolation, ce qui est très solide. Le rapport indique que ça favorise Curry puisque les meneurs en NBA ont souvent la balle en main, donc un meneur performant en isolation est un vrai plus.
- Les transitions constituent 24% de jeu offensif de Curry. Curry marque 0.94 points par transition ce qui est plus faible que certains meneurs de la draft précédente (Eric Gordon: 1.27; Jerryd Bayless: 1.23). Cela semble être du au nombre important de shoot qu’il prend lors des contre-attaques.
- Curry est un excellent "spot-up" tireur (1.19 points par tir) et en sortant d’écrans (1.3 points) . Ceci présente un dilemme intéressant: puisque Curry compte jouer meneur en NBA, il aura moins d’opportunités, car il sera souvent le joueur qui effectuera la passe au "guard".
- Curry doit s’améliorer au "pick ‘n roll". Il réalise seulement 0.78 points par action, bien que cela ne corresponde qu’à 8% de ses actions offensives. Sur les 45 pick ‘n roll étudiés Curry a tiré à 12/36 et a perdu la balle 6 fois.
- Blake Griffin
- Très impressionnant, 44% du jeu offensif de Griffin provient de "post-ups". Pour mettre ça en perspective, Al Horford, qui joue pivot, a un chiffre de 43%. Il est néanmoins très rare de trouver des joueurs dépassant les 30%. Horford est un peu plus efficace au post-up avec 1.11 points par action, en comparaison aux 1.00 de Griffin, mais cela reste une stats très solide pour Griffin.
- Blake Griffin se déplace de façon excellente sans le ballon. Les meneurs des Clippers (Baron Davis entre autres), seront ravis. Griffin marque un exceptionnel 1.5 points par action, lorsqu’il coupe et demande la balle. Cela signifie que Griffin est actif, il a des bonnes mains et sait marquer en attaquant le panier. Avec un bon meneur-passeur dans l’équipe, le jeu de Blake Griffin sera donc encore plus dangereux.
- Pour un grand, Griffin est très performant en transition, en marquant 1.32 points par action. Si les Clippers peuvent controler les rebonds, ils seront très efficaces, avec Davis et Griffin lancés en contre-attaque.
- Griffin va devoir passer beaucoup de temps à améliorer son shoot. Il marque seulement 0.64 points par action sur ses tirs. Cela constituait seulement 2% de ses actions offensives à Oklahoma.