Source: New-York Times
Tim James s’excusa d’être arrivé en retard. Une dure journée au travail, expliqua l’ancien premier pick des Heat en 1999. Des véhicules sont tombés en panne, les problèmes se sont entassés et il a pris du retard.
" Ça arrive," James nous raconte. "Même ici."
Même au front de la guerre en Irak.
Ancien joueur NBA qui s’est souvent posé des questions sur sa vocation, Tim James est désormais un soldat pour l’armée Américaine, une transformation que même ses amis les plus proches n’avaient pas vu venir.
"J’ai obtenu mon diplôme, vécu la vie que j’ai toujours voulu vivre, obtenu ma liberté, et je suis devenu un athlète pro. Je suis l’exemple du rêve Américain".
James est au Camp Speicher, la base imposante proche de Tikrit, 130 kom au nord de Baghdad, à côté de la ville natale de Sadam Hussein, là où les rebelles constituent encore une forte menace.
Pour Miami Norhwestern Highschool, Miami Hurricanes, 3 clubs NBA et des clubs étrangers, il était l’ailier Tim James. Pour l’armée il est Spc. Tim James des forces armées ODIN - raccourci pour Observer, Detecter, Identifier et Neutraliser.
Adieu les longs vols en jets privés, les gros chèques à la fin du mois et les nuits au Ritz. Désormais pour James ce sont les après-midi à 45 degrés, les 12 heures de travail par jour, un salaire mensuel de 2 600$ et l’utilisation des calibres 50.