La saison n’a pas encore commencé que c’est déjà la foire du côté de Oakland. Monta Ellis (qui plus j’apprends à connaître, moins j’ai l’impression qu’il a quelque chose dans le crâne) ne semble pas vouloir jouer avec le rookie Stephen Curry. Le coach Don Nelson ne sait pas sur quel pied danser. Andre Biedrins a fait un Euro très décevant. Et le capitaine de l’équipe Stephen Jackson a demandé à être échangé (ce qui lui a valu une amende de la part de la NBA). Voici les meilleurs passages de sa dernière interview assez chaude (vous pouvez retrouver l’intégralité ici):
Question (Q): Tu es content d’être un Warrior?
Stephen Jackson (SJ): Oué
Q: Tu veux nous parler un peu de ce que tu as dit récemment?
SJ: Ne me pose pas de questions auxquelles j’ai déjà répondues. Je ressent la même chose que la dernière fois. Vous savez tous que j’ai pris une amende. Alors ne me posez pas la question si vous savez que je vais choper une amende.
Q: Je trouve que l’amende était ridicule.
SJ: Toi et moi on pense la même chose. Mais tu sais, Kobe a dit la même chose il y a 2 ans, et il n’a pas eu d’amende. Mais bon on va pas s’attarder là dessus. Ils savent qu’ils ont tort. Je ne peux pas battre la NBA alors je vais aller dans leurs sens.
Q: Tu continues à penser ce que tu as dit (qu’il voulait être échangé ndlr)?
SJ: Ce que j’ai dit c’est ce que je pense. Point final. Et ça ça ne va pas changer.
Q: Comment tu fais pour être capitaine dans cette situation?
SJ: Ça n’a rien à voir avec mes co-équipiers. Je veux gagner. J’ai été capitaine du mieux que j’ai pu durant les 2 dernières années. Et être un capitaine c’est mener avec le bon exemple. Aller jouer, respecter ton coach et gagner des matchs. Et je vais faire ça, peu importe mon sentiment par rapport à la situation. Je veux gagner c’est ça l’attitude. Et je ne manque pas de respect à mes co-équipiers en disant qu’ils ne peuvent pas jouer. Je ne dis pas ça. Je les respecte et j’ai confiance en eux. Mais en même temps la preuve est dans ce que nous avons fait durant les 2 dernières années. Nous n’avons pas fait les playoffs et ça ce n’est pas gagner pour moi.
Q: Tu as signé ton extension après que Baron et Al Harrington soient partis. Est ce que tu penses que c’était une preuve d’engagement vis à vis de l’équipe à l’époque?
SJ: Mais qui va refuser cette somme d’argent? J’ai fait le bon choix. Je ne suis pas stupide. C’est clair je suis pas allé au college mais j’ai une certaine dose de bon sens. Je ne vais pas refuser cet argent. J’ai 31 ans maintenant. Mon contrat prendra fin quand j’en aurai 35. Donc c’était la bonne chose à faire pour moi. Je dois prendre soin de moi avant tout. Je pense que c’était la bonne décision pour moi et ma famille. Et j’en suis très reconnaissant mais en même temps je dois prendre soin de moi car personne d’autre le fera.
Q: Si cette équipe avait obtenu Amare Stoudemire ça aurait fait une différence pour toi?
SJ: Une énorme différence, et tout le monde sait ça. Avoir un All-Star dans l’équipe, un type sur qui on peut compter pour marquer dans la raquette ça aurait été énorme pour nous. Je ne vise personne dans l’équipe, mais il suffit de regarder les stats de Stoudemire.
Q: Tu as dit que tu voulais jouer pour une équipe qui visait le titre, mais après tu as mentionné les Knicks. Peux-tu expliquer cela?
SJ: Si je ne peux pas jouer pour un contender, je veux jouer avec mon frêre, AL (Harrington). Al et moi on est très pote. On fait beaucoup de choses ensemble. Donc j’aimerai bien jouer avec un pote comme lui, qui est comme un frêre. Il était à mon marriage, j’étais au sien. Avec lui c’est plus que le basket. Il n y a pas beaucoup de types avec qui tu es pote en dehors des terrains dans cette ligue. Je pense que des types comme moi, Al et Monta (Ellis), on continuera à être pote en dehors des terrains.
Q: Tu as passé beaucoup de temps avec Monta cet été.
SJ: Beaucoup.
Q: Est ce que Monta est frustré avec l’organisation aussi?
SJ: Je ne peux pas parler pour lui. Nous parlons entre nous, mais ce n’est pas à moi de vous dire quoi que ce soit. En même temps je pense que Monta pense comme moi. Nous avons toujours le meilleur job au monde, donc on doit être à la hauteur et rester humble.
Q: Puisque tu es le capitaine, peut-être que tu aurais du gérer cette situation de façon privée, et non public?
SJ: Je n’ai aucun regrets pour ce que j’ai fait. Je n’ai aucun regrets pour être allé me battre dans les gradins aux côtés de Ron Artest. Je ne regrette rien parce que c’était ce qu’il fallait faire. Ça devait sortir de toute façon. J’ai pris une amende pour ça. J’ai payé 25000, ce que je trouve abusif. C’est tout.
Q: Est ce qu’il y a des raisons pour être optimiste?
SJ: Ça veut dire quoi "optimiste"?
Q: L’espoir que les choses vont changer.
SJ: Alors oui je le pense.
Q: Est ce que tu as parlé à Bobby Rowell ces derniers jours (le Chief Operating Office ndlr)?
SJ: Aujourd’hui.
Q: Et vous êtes cool?
SJ: Je dois travailler pour lui. Je dois le respecter. Mais en même temps il n y aura plus de conversations entre lui et moi sans la présence de mon agent. Cette époque est terminée. Si nous allons parler, nous allons parler avec mon agent et faire ça de la bonne façon. Mais tout le reste, les petites conversations et tout je ne pense pas que ce soit nécessaire, je n’ai pas envie d’être hypocrite.
