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Jul
22
Écrit par (Ludo)
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Article de ESPN TrueHoop

Beaucoup de bons joueurs, mais un seul véritable All-Star

Depuis le début du Printemps 2009, tout le monde voyait la draft comme un one-man show. Les scouts ont quitté la Summer League à Las Vegas en gardant cette impression intacte. Cette Summer League a bel et bien appartenu à Blake Griffin. Ses 19.2 points et 10.8 rebonds ont impressionné. D’autres joueurs ont proposé une ligne de stats intéressante, mais aucun d’entre eux n’a généré un enthousiasme aussi important que Blake Griffin.

"Ce n’est pas seulement son ‘work-ethic’ et sa compétitivité. C’est aussi son équilibre, ses capacités athlétiques, le contrôle qu’il a sur son corps. Les choses qu’il ne sait pas faire? Ça sera réglé dans très peu de temps", explique un scout présent à Las Vegas.

Quand on leur demanda combien de rookies deviendraient All-Stars, les répondants ont donné un vote unique à Griffin, à l’exception de quelques voix allant dans la direction de Tyreke Evans. Malgré le peu d’attente placé dans cette classe 2009, beaucoup de scouts étaient surpris de constater qu’il y avait de nombreux talents solides lors de la Summer League. Bien qu’il n y ai pas de consensus, James Harden, Austin Daye, Wayne Ellington, Jonny Flynn, Dejuan Blair et Earl Clark ont tous été mentionnés comme des contributeurs, ou des futurs "seconde" ou "troisième option". Cependant les conversations de superstar potentielle tournaient exclusivement autour de Griffin.

Anthony Randolph va surprendre

Bien que la compétition ne soit pas comparable avec la NBA, l’ailier de 20 ans des Warriors semblait trop bon pour la Summer League. Randolph est arrivé dans la ligue présentant une palette de nombreux talents différents, mais il est passé du statut de simple curiosité à celui d’un crack. Durant la Summer League Randolph a montré une excellente vision du jeu, il a couru, fait d’excellentes passes, des contres, il a su provoquer des fautes, et était capable de rentrer ses shoots à mi-distance. En 4 matchs il a marqué en moyenne 26.8 points (meilleur de la summer league), avec un pourcentage de 60.9. Mais la Summer League c’est plus que les stats pour Randolph. Il y a un moment où un joueur est capable de regrouper et d’utiliser tout ses différents talents à la fois, de façon efficace, afin de passer au niveau supérieur. Ce moment semble être arrivé pour Randolph.  

La crise économique

Il y a une salle, derrière le stade Cox Pavillon, où les coachs Européens, les General Managers et les scouts parlent business durant les matchs. La NBA utilise la Summer League pour présenter ses futures stars, mais le vrai business à Las Vegas est effectué par ces gens là, en plus des agents qui tentent d’obtenir à leurs joueurs (souvent les moins connus) des jobs de l’autre côté de l’Atlantique. Bien qu’il n y ai pas de nuage noir visible au dessus de la salle, l’anxiété était palpable. Ces personnes avaient beaucoup de raisons d’être stressées. Les clubs de basket sont en difficultés partout dans le monde, mais en particulier en Europe. Après des années d’augmentation de salaires et de profits, le marché est en train de s’effrondrer. "J’ai dit à tous mes clients Européens de s’attendre en moyenne à une baisse des salaires de 30 à 40%" a dit un agent Européen. "C’est définitivement un marché d’acheteur." Cette dynamique met de la pression sur tout le monde — les joueurs qui vont subir une baisse de salaire, les agents qui sont terrifiés à l’idée d’annoncer cette nouvelle à leurs clients, de peur d’être renvoyés, et les équipes qui n’ont pas encore rempli leurs effectifs à cause de problèmes financiers. Le résultat est une impasse entre les joueurs et les clubs, et quelques équipes sur le point de faire faillite.

La situation financière en NBA

La NBA souffre aussi de ses propres réglementations financières. Lors de sa conférence presse, le commissionnaire David Stern a déclaré que moins de la moitié des franchises NBA étaient profitables la saison dernière. Les ventes de tickets, les sponsors, et les contrats TV sont tous en baisse. Avec le "salary cap" et la "luxury tax" en baisse, les équipes doivent revoir leurs agendas. Ceci concerne tout le monde: les propriétaires, les free-agents, leurs agents et tous les autres joueurs non-draftés ou en fin de contrats. Pour économiser de l’argent, une équipe qui possèderait normalement un effectif de 15 joueurs, va réduire ce nombre à 13, ce qui signifie qu’il y a une baisse d’emplois. Et des joueurs qui pensaient signer des contrats juteux, sur plusieurs années, se rendent compte qu’il y a moins d’équipes prêtes à les signer.

Une classe de point-guards impressionnante

Plusieurs point-guards venus à Las Vegas ont fait bonne impression. Jonny Flynn, malgré toute la polémique concernant Ricky Rubio, a été impressionnant. Bien que de nombreuses personnes à Vegas se posaient des questions concernant les capacités de Tiyeke Evans à jouer meneur de jeu sur le long terme, personne ne doutait que sa taille, sa force et sa capacité à pénétrer, ferait de lui un formidable scoreur. D’autres ont émis des réserves sur Brandon Jennings et Stephen Curry, le premier pour le manque de fluidité dans son shoot, le second pour être plus un scoreur qu’un meneur. Certains picks de milieu de draft ont réellement impressionnés. Le joueur de Dallas, Roddy Beaubois, était champion pour les ‘oohs’ et ‘aahs’, se faufilant dans la raquette, et marquant avec facilité derrière la ligne à 3 points. De tous les meneurs présents à Las Vegas la semaine dernière, Darrren Collison faisait parti de ceux les plus développés avant de devoir arrêter à cause d’une blessure à la cheville. Après avoir commencé la Summer League avec un 1-15 aux shoots, Ty Lawson s’est repris en effectuant 3 performances impressionnantes et en marquant 23.7 points durant cette période. Lawson est ce genre de meneur qui a besoin d’être entouré de scoreurs pour exceller. Il aura ça à Denver.

La mort du jeu dos au panier

 "Dites moi un gars ici qui peut marquer en faisant bras roulé par dessus son épaule gauche," demanda un GM. "Je ne peux pas en nommer un." Que ce soit le changement des règles, implémentées il y a quelques années, ou bien les équipes de collège qui adoptent le style Mike D’Antoni, la grande majorité des jeunes intérieurs qui étaient à Las Vegas jouent face au panier, légèrement en dehors de la raquette: Anthony Randolph, Earl Clark, James Jonhson, Taj Gibson, Dante Cunningham, Dajuan Summers, Austin Daye et même Blake Griffin. Est ce une tendance éphémère ou bien est ce que les choses redeviendront normales? "Si j’étais un intérieur, sur le point d’entrer à l’université, je développerai un jeu dos au panier," ce GM explique. Les implications: À un certain moment, cette capacité deviendra très utile, et il sera impossible de défendre ce joueur.

jfsummerleague


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